Le poète du jour

Dernier ajout : 21 octobre.

La poésie étant une denrée essentielle, vous trouverez ci-dessous de quoi alimenter votre ration quotidienne. Les auteurs et extraits sont sélectionnés et présentés par nos soins.

Derniers textes publiés dans cette rubrique

Joan Brossa, poète du 15 octobre

Jeudi 15 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Né à Barcelone en 1918 et mort en 1998, le catalan Joan Brossa s’est très vite illustré par l’influence qu’ont eue sur lui le poète Foix et le peintre Miro. Poète original tant dans son inspiration que dans la forme renouvelée qu’il entend appliquer à sa poésie – il remettra au goût du jour une tradition poétique exhumée du Moyen-Âge, s’intéressant aux troubadours – « la sextine », dont la technique est assez explicitement définie dans le recueil que lui ont consacré les Éditions de la Différence – bien nommées en l’occurrence, par sa collection « Orphée ». Et à tout Seigneur tout Honneur, nous commencerons ce court périple hebdomadaire par un poème nommé « Catalogne ». Lire la suite »

Zbigniew Herbert, 7e et dernier épisode, le 14 octobre

Mardi 13 octobre 2015, par Mots Passants

Décidément notre poète de la semaine a toutes les recettes pour écrire un beau poème, fût-il en prose… S’attaquant cette fois au meurtre commis par Achille à l’encontre de Penthésilée, il décrit successivement l’assassinat et ses conséquences. Non sans talent, d’ailleurs, il aura cette phrase : « les voyelles étirées de ce chant funèbre tombaient comme des feuilles sur le cou, sur les seins, sur les genoux de Penthésilée et se lovaient le long de son corps refroidissant. » Où il est prouvé que la beauté se cache quelquefois dans l’effroi. Lire la suite »

Zbigniew Herbert, 6e épisode, le 13 octobre

Mardi 13 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Marqué d’ironie, ainsi que de pitié sincère pour celle qu’il considérait comme une héroïne, le poème de Zbigniew Herbert est un plaidoyer pour Charlotte Corday. Il la décrit ainsi auréolée d’une couronne, dans la charrette qui la conduit au supplice, tandis que la campagne verte et odorante continue d’être belle et propice à la vie. En poète et écrivain convaincu, il concluera son poème par ces mots : « Mademoiselle Corday avait lu Plutarque la nuit on prenait les livres au sérieux »… Lire la suite »

Zbigniew Herbert, 5e épisode, 12 octobre

Lundi 12 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Autoportrait… ou tentative de description : Zbigniew tente ici et réussit un poème drôle et sardonique. De temps en temps, les poètes savent rire d’eux-mêmes. Il faut dire aussi que le monde qu’ils côtoient jour après jour n’incite pas à la franche rigolade, d’hier comme d’aujourd’hui… Lire la suite »

Zbigniew Herbert, 4e épisode, le 9 octobre

Vendredi 9 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Allo, Maman ? Bobo… Lire la suite »

Zbigniew Herbert, 3e épisode, le 8 octobre

Jeudi 8 octobre 2015, par Mots Passants

L’histoire ne repasse jamais deux fois les plats, dit-on ! On peut le regretter ; quelquefois le souhaiter, c’est selon. En tout cas, c’est ce que semble vouloir nous dire Zbigniew Herbert… dont le recueil « Redresse-toi et va… » trouve ici son titre — ô combien — approprié ! Lire la suite »

Zbigniew Herbert, 2e épisode, le 29 septembre

Mardi 29 septembre 2015, par Jean Gelbseiden

Nous parlions tantôt d’exception : comment rendre belle une scène sinistre ? Demandez donc à Zbigniew Hertbert comment il s’y prend… Est-ce l’âme polonaise qui trouve là son expression première, est-ce l’âme d’un poète qui maîtrise parfaitement ses intentions ? Est-ce le mariage des deux, ou plus encore ? je vous laisse juges. Lire la suite »

Zbigniew Herbert, poète du 27 septembre

Dimanche 27 septembre 2015, par Jean Gelbseiden

Je me permettrai – en toute humilité – de prendre comme introduction à ce poète d’exceptions, celle qui est écrite en 4° de couverture du recueil qui lui est consacré : ’ Redresse-toi et va ’. Le titre en est lui même une véritable exégèse ; Voici cette présentation : Comment croire, comment dire lorsqu’on appartient à une génération ’qui a traversé l’apocalypse pour se retrouver captive ?’ La douleur peut-elle avoir un sens ? Quelle parole prendre aux morts, qui gisent « la poitrine ouverte (…) et l’obole amère de la patrie sous la langue engourdie ? » Le miracle, chez Herbert, poète de M. Cogito, mais aussi des mythes revisités, c’est que la voix amère, narquoise, féroce, qui nous invite au partage d’un destin pesé « sans la moindre goutte d’espoir au coeur », nous paraisse s’élever comme du fond des temps pour parler en notre nom. Le choix, la traduction et la présentation sont de Jacques Burko. D’aucuns se demanderont sans doute pourquoi il y a un « s » à exceptions : parce qu’au delà-de l’homme exceptionnel, il y a l’exception du langage, l’exception de la profondeur, l’exception de l’expérience. Bref cet homme est fait exclusivement d’exceptions, c’est sans doute pourquoi on peut l’appeler « Homme ». Lire la suite »

Tudor Arghezi, 7e et dernier épisode le 26 septembre

Samedi 26 septembre 2015, par Jean Gelbseiden

Souvenir, souvenir… Lire la suite »

Tudor Arghezi, 6e épisode le 25 septembre

Vendredi 25 septembre 2015, par Jean Gelbseiden

S’il fallait donner une preuve encore du scepticisme du poète, « Ex Libris » en serait le lieu. Pour citer Tudor Arghezi : « Voici qu’en vérité tes feuillets, un à un, / Avec la lettre sainte furent imprimés ». Mais le ravissement est de courte durée ! le « Livre » fameux le laisse sur sa faim, et je laisse bien évidemment au poète la responsabilité de son affirmation. Peut-être la divinité de cet ouvrage tient-elle justement dans la proposition qu’il fait à l’Homme de rejoindre le divin par un comportement (...) Lire la suite »

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