Le poète du jour

Dernier ajout : 21 octobre.

La poésie étant une denrée essentielle, vous trouverez ci-dessous de quoi alimenter votre ration quotidienne. Les auteurs et extraits sont sélectionnés et présentés par nos soins.

Derniers textes publiés dans cette rubrique

Dante Alighieri, poète du 29 octobre

Jeudi 29 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Décidément Béatrice est maîtresse de ses pensées. N’oublions pas que le prénom signifie « qui apporte le bonheur » ; Il n’en est pas moins vrai que cette Béatrice est pour Dante une source de tourment permanent, au point qu’il se lamente de son départ vers l’autre monde, et que même la ville en devient « dolente », qui a donné douleur par sa racine latine. Mais l’amour n’est-il pas ce doux tourment qui nous fait vivre, espérer et désespérer ? Lire la suite »

Dante Alighieri, poète du 28 octobre 2015

Mercredi 28 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Extrait de Vita Nova, XXXVIII, ce poème est sans doute une dédicace à Béatrice, l’âme à qui il confiera tout son amour, son espoir et son impossibilité de le vivre entièrement, substituant de fait le langage de l’amour universel à celui qu’il adresse à sa dame... Lire la suite »

Dante Alighieri, le poète du 27 octobre

Mardi 27 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Dante a écrit de longs, de très longs poèmes dont s’est construit, entre mille autres, le recueil que nous évoquons cette semaine. C’était au temps… où le dit d’amour était la langue commune et incontournable de la poésie, tant il est vrai que ce sentiment humain a pour effet de nous guider et nous égarer tout de même… Mais quelle beauté de la langue, quel rythme ! C’est une musique qui nous hante et nous berce, et nous fait avancer vers le miracle de l’amour partagé. Hélas, le poète n’est pas toujours récompensé de son désir ! il y trouve quelquefois consolation dans le départ définitif de l’aimée vers « les hauteurs du ciel, Royaume dans lequel les anges vont en paix. » Nous publions aujourd’hui l’extrait de l’un des poèmes de Dante, tiré de « Vita Nova, XXXI, 3 » Lire la suite »

Dante Alighieri, poète du 26 octobre

Lundi 26 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Poète du 26 octobre 2015 ? on devrait plutôt dire poète par excellence des siècles passés, et peut-être – peut-être – des siècles futurs, tant son l’élégance, la sobriété, et l’efficacité de son écriture semblent éternelles… Seulement voilà, il faut bien un éphéméride à notre histoire de la poésie internationale ; empruntons donc les mots de son exégète, Armand Farrachi, en introduction du recueil publié sous le titre « Vingt poèmes » dans la collection Orphée, que les lecteurs assidus de ce site finissent par bien connaître : « Tous les matériaux de l’oeuvre littéraire, c’était ma vie passée, qui aurait pu se résumer sous ce titre : une vocation », écrit Proust. Et Mallarmé : « Tout, au monde, existe pour aboutir à un livre. » Mais les grandes oeuvres littéraires de l’humanité ont toujours le langage pour sujet et la vocation pour parcours. Quel poète pourrait écrire autrement son autobiographie ? La mort de Béatrice ou le dédain de dame Pierre ne sont que les signes de la médiation qu’un individu établit par le langage entre le monde et lui. Le seul vrai personnage de Dante, c’est Dante même, au centre de l’univers qu’il a créé et peuplé de ses créatures." Lire la suite »

Joan Brossa, poète du 21 octobre

Mercredi 21 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Exemple notoire de la volonté de Joan Brossa d’entamer l’écriture d’une nouvelle forme de poésie, ce sonnet est le témoin du choix fait par le poète : créer une écriture dont les mots-rimes s’entrecroisent, comme les mailles d’un tricot riche en couleurs. Les puristes s’offusqueront peut-être des répétitions systématiques, mais elles sont le prix à payer à cette forme. Je ne suis pas sûr d’aimer… Lire la suite »

Joan Brossa, poète du 20 octobre

Mardi 20 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Sans titre ; ainsi se présente le poème publié aujourd’hui. Il a quelque chose de mystérieux et de révélé à la fois. Conseils donnés sans aucune garantie. Seule certitude : le chemin sera parcouru… Lire la suite »

Joan Brossa, poète du 19 octobre

Lundi 19 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Nous évoquions, récemment, les liens qu’avait tissés Joan Brossa avec Miro. Le poète avait d’autres cordes à son arc que celles de la poésie première, des sextines, dont vous avez sans doute hier mesuré la complexité, mais il excellait aussi dans une forme beaucoup plus traditionnelle : le sonnet. Alors, pourquoi sauter du coq à l’âne, et parler d’une part de Miro, et d’autre part de cette forme poétique ? Tout simplement parce que Brossa a écrit un sonnet en hommage à Miro… Quod erat demonstrandum ! Lire la suite »

Joan Brossa, poète du 18 octobre

Dimanche 18 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Un peu de pédagogie pour cette phase poétique de Joan Brossa, qui s’inspire à la fois d’une technique moyenâgeuse, dont il prétend en même temps qu’elle se rapproche de la musique dodécaphonique découverte et initiée par Arnold Schoenberg… Nous sommes loin ici d’une poésie immédiate et spontanée, pas plus d’ailleurs que ne le fut l’écriture d’alexandrins ou de décasyllabes. Qu’attend-on d’ailleurs – si cela n’a déjà été fait – pour créer une poésie dodécaphonique, qui nous rapprocherait encore plus de Schoenberg ? Bref, cet exposé – un peu long, j’en conviens – tend à expliquer comment Joan Brossa s’y est pris pour mettre en oeuvre cette nouvelle forme poétique. il sera suivi, bien sûr d’un exemple par le poème qu’il a lui-même intitulé « SEXTINE ». Bon courage donc à la lecture de cette explication à priori touffue ! le texte est de Joan Brossa lui-même… Et je n’en donnerai que la version française ; que les exégètes me pardonnent ! Lire la suite »

Joan Brossa, poète du 17 octobre

Samedi 17 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Profession de foi : Joan Brossa écrit ce qu’est pour lui la poésie. Oh, ce n’est pas bien long. Mais a-t-on besoin de longueur pour être persuasif ? Non, apparemment ! Il suffit de trouver un thème… Lire la suite »

Joan Brossa, poète du 16 octobre

Vendredi 16 octobre 2015, par Jean Gelbseiden

Ayant écrit un recueil de poésies intitulé « L’illusionniste », Joan Brossa avait trouvé un maître incontournable en la personne de Leopold Frègoli, qu’il nomme familièrement Pepa. De l’illusionnisme au transformisme, il n’y a qu’un pas, que Brossa est empressé de franchir pour rejoindre la renommée de Frègoli. Et ce n’est que juste démarche, tant l’écriture du poète est différenciée et transcendante de diversité et d’originalité. Certains de ses poèmes sont d’ailleurs tissés d’une matière si originale et si particulière qu’il nous faut les relire à plusieurs reprises pour en tirer la « substantifique moelle »… Lire la suite »

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