L’âge de la poésie

Lundi 6 avril 2009, par Jean Gelbseiden

Le premier auditeur de la poésie : soi-même.

De François Villon à la poésie contemporaine, du vers rimé au vers libre, de la poésie rhétorique à la poésie surréaliste, la diversité et la richesse de l’expression survivent à toutes les modes. Les exemples sont nombreux des poètes qui ont commencé par parcourir les grands maîtres de la rime, du rythme, de la musique et de la mécanique des mots, tant la poésie requiert une oreille musicale. C’est sur ces bases qu’est fondée la pertinence d’un atelier d’écriture poétique digne de ce nom.

Nous nous attachons à trouver ensemble les moments de l’inspiration, la définition des thèmes porteurs d’un « épanchement poétique ». Ce qui ressortit de l’état d’âme ; les moments d’émotion. Sur un plan plus technique, la maîtrise du langage, le choix du vocabulaire, le choix du rythme adéquat dans la rhétorique. La détermination de l’ambiance du poème, dans ses rapports au temps, à la vie, à ses événements banals ou complexes. Nous nous confrontons respectivement à l’audition des textes de poésie pour mettre à l’épreuve notre conception de la mélodie poétique ; nous nous efforçons de faire advenir le rapport de notre monde intérieur au monde extérieur. L’organisation de la phrase, des espaces typographiques, la pertinence thématique des recueils, les différents thèmes abordés, concourent ainsi à une expression poétique aboutie et efficace.

Voilà le « quotidien » des ateliers d’écriture poétique de Mots Passants, alimentés chaque semaine par la découverte ou la relecture des grands maîtres de la poésie internationale. Enfin la convivialité de l’écriture amène une grande complicité entre les participants, et dégage une dynamique bienfaisante.

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